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silverwing_miyu
24 April 2012 @ 08:07 pm

Aujourd’hui, je suis rentrée, et un coin de ciel bleu s’est dégagé au-dessus de ma tête alors que je descendais la route du centre ville pour rentrer chez moi. Ce n’était pas grand-chose : tout juste une promesse d’une dizaine de minutes (grand maximum) de répit au milieu de toutes ces averses qui s’évertuent à tomber dru depuis quelques semaines, et qui se moquent bien des citadins déprimés… Eux regrettent l’impression fugace de l’arrivée des beaux jours qu’ils ont eue fin mars : une semaine de soleil et de chaleur... Et boum ! Arrive Avril avec ses 10° le matin, et ce n’est déjà plus qu’un vague souvenir.  

Tout le week-end, il y a eu des éclaircies. Mais il m’a semblé qu’aucune n’avait été aussi audacieuse que celle-ci. Ou peut-être que si, et que c’est ma propre envie d’inactivité du dimanche qui m’a mis des œillères… En tout cas, au-dessus de ma tête, le ciel était bleu, et j’ai même eu trop chaud dans mon grand manteau.

Je suis arrivée chez moi bien trop tôt à mon goût. La musique de mon baladeur me donnait envie de profiter un peu de ce moment de répit, alors j’ai ouvert la porte d’entrée, jeté mon sac à l’intérieur, puis je me suis assise sur la terrasse encore humide pour… Pourquoi, en fait ? Aucune idée, et au fond, peu importe. Je me suis contentée de rester immobile sur la pierre, les yeux dans le vague pour savourer les rayons d’un soleil encore timide.

C’est drôle, il a tellement plu ces dernières semaines que j’ai l’impression que de la vase s’est formée au fond des petites flaques de la terrasse. Aux endroits où la pierre inégale laisse un creux, l’eau s’est installée, et ce n’est pas l’absence de ciel clair de ce mois d’avril qui l’en aura délogée. Pourtant, ça fait à peine cinq minutes que je suis assise, et voilà que la terrasse me paraît avoir déjà séché un peu… Ce n’est certainement pas de la vase, donc. Sans doute des cadavres des feuilles que le vent aura arrachées à leurs branches qui se sont décomposés avec l’humidité sans attendre l’autorisation du propriétaire des lieux.

Les reflets du soleil sur les petites flaques ont quelque chose de presque poétique. Ca scintille, et on irait presque jusqu’à oublier que c’est cette pluie, que nous haïssons depuis un moment, qui participe à la beauté de l’ensemble. Après tout, j’accepterais qu’il pleuve encore un peu, si ça peut me permettre d’admirer une nouvelle fois ce paysage une fois le soleil dégagé.

Mon imagination vagabonde, et j’ignore absolument où elle va. Peu importe, elle me montre des images, et elle fait germer un million d’histoires dans ma tête pleine de courants d’air. Des flashs, des impressions  liées à  la musique… Rien de tout cela n’a de chance de donner un récit construit, mais peu importe. Ces toutes petites pousses sont les fleurs minuscules d’instants rares, simples et précieux, qui m’apaisent et me rendent sereine pour les heures à venir. C’est un peu comme si j’avais pris un grand bol d’air au milieu de tout ce stress, toute cette inquiétude et le bon million d’incertitudes qui vont avec. Un million d’histoires pour un million d’incertitudes. Bon sang, je ne vois pas pourquoi je me casse la tête à trouver un remède…

Finalement, peut-être que je n’ai pas vraiment un problème. J’arrive à être simple et détendue parfois. Une image ou un embryon de conte sont les meilleurs amis que je puisse avoir, il me semble. Enfin, je me trompe sans doute. Mon problème, c’est que j’ai beau profiter de l’instant au moment où il se présente, je ne peux pas vivre dans la simplicité. Ce n’est pas triste, ce n’est pas dommage, ce n’est même pas vraiment un problème… C’est comme ça, c’est tout. C’est moi. Curieusement, ça ne m’inquiète plus vraiment. Il faut que je fasse avec, point. Je suis comme ça, c’est dans ma nature, tout ça se fera donc naturellement, je n’en doute pas.

En attendant, je préfère m’abandonner  pour le temps qui reste à la caresse du soleil, déjà un peu assombrie. Savourer, jusqu’à la prochaine chanson… ou le prochain nuage. 

"Some call love a word, 
Some call love a thief,
But she's my home...
And she's as much a part
Of this broken heart
But see, broken bones, they always seem to mend"
[Angus et Julia Stone -- Devil's tears]

 
 
Current Location: home
Current Mood: calmcalm
Current Music: Norah Jones
 
 
silverwing_miyu
17 January 2012 @ 06:49 pm
J'aurais bien voulu être funambule.

Pouvoir marcher sur un fil, suspendue entre la vie et la mort, ça fait frissonner. La sérénité de l'exercice est bienfaitrice et formatrice. Pouvoir danser sur un fil, c'est le summum de la grâce... La sensualité à son paroxysme, à deux mètres du sol. Défier toutes les lois de l'univers juste pour faire un pied de nez à l'ordre des choses. Se suspendre, n'entendre plus que son coeur qui bat. Ne sentir plus que le silence dans sa tête. Plus rien n'existe que le bout du fil. Un pas, un autre. L'exercice est davantage un défi qu'on se lance à soi-même qu'une démonstration de son talent au monde, même si les acclamations de la foule sont toujours un plus. Se défier soi-même, être seul responsable de sa vie. Avoir seul le monopole total sur le déroulement des évènements. En équilibre à la face du monde.
Oui, enfin. Encore aurait-il fallu que je n'aie pas le vertige.

Ouais, j'admets, je n'aurais pas eu beaucoup d'avenir dans le domaine...

 
 
Current Mood: contemplativecontemplative
Current Music: Landslide - Fleetwood Mac
 
 
silverwing_miyu
27 February 2011 @ 08:16 pm
Voilà, une petite réflexion qu'ont nourri à la fois un travail à mener sur la tenue d'un blog, et un devoir d'expression écrite sur l'art du graffiti.

Je sais que je n'ai pas trop l'habitude d'être une "métablogueuse" (parler de mon blog dans mon blog), mais c'est précisément la démarche que j'effectue dans cet article. Disons que ça m'aide à savoir quel type de blogueuse je suis et ça vous laisse libre aussi de me faire part de ce que vous pensez du blog.

Dans mon sujet de dissertation, la question se posait de savoir s'il fallait considérer les graffitis comme des oeuvres d'art ou comme un genre de "folklore" urbain. On se calme, et je vous rassure, je ne considère pas que le blog est une oeuvre d'art. Disons simplement que cette volonté de laisser une trace dans le tissu urbain m'a pas mal fait réfléchir et que certaines similitudes peuvent être dégagées des deux.

On est d'accord, ami lecteur, que le web, ce n'est pas la ville. Ce n'est pas un environnement HLMisé auquel les internautes sont confrontés tous les jours... Quoique. Pourquoi pas, après tout ? On trouve sur le net tellement de choses différentes, des sites en friche qui sont les ruines de ce qu'ils ont été, de petits sites colorés et nourris qu'on pourrait assimiler à de petites maisons type poupée dans lesquelles il fait bon vivre, de gros sites de professionnels qui font penser aux tours de La Défense... On peut tomber par hasard sur une page internet comme on peut découvrir à l'angle d'une rue parisienne une petite boutique qu'on n'avait jamais vu avant. Le Web est une source de surprises et de découvertes tout aussi inépuisable que la ville elle-même. Finalement, le web c'est peut-être une sorte d'immense ville virtuelle. Deux différences à noter cependant.

D'abord, l'absence de distances. L'espace du web se mesure davantage en termes de liens qu'en termes de kilomètres. Sa superficie, son volume, son poids pourraient très bien se mesurer avec des octets, plutôt qu'avec des mètres carrés, cubes ou je ne sais quoi. Ensuite, l'absence de longévité. Le web, c'est le monde de l'éphémère. C'est comme un jardin plein de papillons : il y en a plein, et chaque papillon est unique, néanmoins, quelques jours plus tard, ce ne sont plus les mêmes qui volent autour de vous. Chaque site internet est un peu un papillon. Du jour au lendemain, il peut mourir, et un autre naîtra pour s'éteindre aussi vite. Le vrai défi de l'internet, c'est de faire un site qui "vive" longtemps. Mais après tout, est-ce que ce n'est pas la même chose pour l'art urbain ? Les collages, la peinture sur les murs, ce n'est pas ce qu'il y a de plus durable... De même que certains graffeurs circulent masqués, la nuit, dans les endroits les plus insolites pour apposer leur marque sur les murs, certains sites sont en marge de la légalité en proposant aux internautes l'accès au téléchargement... C'est aux internautes "voyous" de la toile de savoir suffisamment bien effacer leurs traces pour qu'on ne puisse pas remonter jusqu'à eux, tout comme il appartient au graffeur combattant de savoir courir vite pour pouvoir échapper aux patrouilles.

De même que le graffiti ou le tag sur le mur est une signature et émane d'une volonté d'exister dans l'environnement quotidien des autres, "d'exister dans l'anonymat urbain" (Blek le Rat, graffeur), de même l'acte de bloguer est une façon de signifier sa présence et son existence aux internautes qui naviguent sur la toile. On fait partie du "décor urbain" que constitue le web, on s'inscrit dans son réseau en publiant des articles qui sont personnels, qui parlent de nous, de ce qu'on aime, de ce qu'on n'aime pas... C'est une manière de s'extirper de son anonymat en s'appropriant un petit espace au milieu de toutes ces pages web. Bloguer, c'est s'approprier un espace de manifestation, lieu d'expression suprême, c'est inscrire sa signature sur une parcelle de ce qui appartient à tout le monde. C'est une manière de s'affirmer devant le regard des autres. C'est une manière de se construire et de se façonner, face aux possibles commentaires de ce que les gens pourraient laisser.

Alors bien sûr, il n'est pas ici question de parler du blog en tant qu'art graphique. Mais après tout, pourquoi pas ? Avec tous les codes qu'il est possible d'entrer dans une CSS, toutes les multiples possibilités qu'offre la "page web", peut-être aurons-nous un jour la surprise de voir qualifier un blog d'oeuvre d'art. D'oeuvre littéraire, aussi, pourquoi pas ! On publie bien les correspondances de certains auteurs, les esquisses et les brouillons de certains artistes. Alors pourquoi pas les articles de blogs de certaines personnalités ? Il existe des blogs célèbres, des blogueurs populaires, même de la littérature sur le net ! La question est de savoir si telle célébrité sera durable au sein de cette ère de l'éphémère dans laquelle nous évoluons sur internet. 

Je pense qu'il est encore trop tôt pour débattre de tout ça. Mais si on se pose la question de ce que valent les publications de blogs, littérairement parlant, on pourrait tout aussi bien étendre le débat au domaine artistique... On l'a fait pour les graffitis (en témoignent Miss Tic, Blek le Rat, Bansky... et tous les autres), on peut tout aussi bien le faire pour les blogs... Ou plus largement, pour les sites internet. 


PS : Personnellement, je ne considère pas que le blog en lui-même soit une oeuvre d'art. Ce qui compte, c'est son contenu, et là encore, on trouve de tout.


PPS : Comme c'est très à la mode de ne pas respecter les droits d'auteur, je tiens à préciser que ce texte m'appartient. Merci de le laisser à son propriétaire. Si ça vous branche, des guillemets, une citation ça ne coûte rien. Et ça, c'est d'ailleurs valables pour tous les textes de ce blog et tous les textes de blog en général. Non, je ne me monte pas la tête, mais j'ai eu un débat sur le respect des droits d'auteur qui m'a beaucoup fait flipper. Alors pour une fois que je suis fière de ce que j'ai fait...



Xo

Miyu

 
 
 
 
Current Mood: creativecreative
Current Music: The Tourist Original Soundtrack - James Newton Howard
 
 
silverwing_miyu
11 February 2011 @ 09:39 pm
Il y a le soleil dehors. Il y a un monde qui rit et qui rêve. Il y a ma fenêtre ouverte, et mes questions derrière.

Il fait si beau dehors. Il y a un monde auquel j'appartiens, mais qui ne m'appartient pas, dont toutes les commandes m'échappent et dont les raisonnements s'écoulent entre mes doigts. 

Il fait si chaud aujourd'hui. Peut-être le soleil a-t-il décidé d'accorder aux hommes cet instant de répit. Peut-être que certains n'y sont pas sensibles. On ne peut jamais savoir ce que cache un ciel si bleu.

Il y a tellement de lumière. Tellement de couleurs qui s'apprêtent à renaître d'un hiver maussade, d'un hiver gris, blanc, gris. Ce n'est pas pour demain, mais c'est une promesse. Dehors, ça sent le printemps.

Une promesse, mais quelle promesse ?
Ce n'est pas la promesse du retour définitif des beaux jours ensoleillés. Même au printemps, jours de pluie et jours de gris ne sont pas rares, ils côtoient le soleil et s'amusent à lui passer devant. La lumière d'aujourd'hui n'a rien d'éternel.
Ce n'est pas la promesse que l'hiver ne reviendra pas. L'hiver finit toujours par revenir, il finit toujours par faire mourir les feuilles des arbres, il finit toujours par endormir les fleurs sous ses lambeaux de chair blanche. L'hiver finit toujours par gagner. Le parfum d'aujourd'hui n'a rien d'éternel.

Les passants le craignent. Moi je le crains. Je crains de me laisser bercer par des couleurs chatoyantes qui s'éteindront du jour au lendemain. Je crains de me laisser berner par les senteurs apaisantes, de celles qui vous font taire l'esprit. L'esprit qui sait bien que tout n'est qu'illusion. Que les fleurs mourront. Que les arbres se dénuderont, et que dans six mois, ils seront de nouveau les fantômes décharnés de ce que le trompeur printemps leur aura offert.
Je crains de croire encore que ce printemps-là colorera toujours le paysage à ma fenêtre. Je crains de penser que le ciel bleu restera sans nuages...

Pourtant, ce printemps arrive. Sans doute pour un temps, sans doute. Mais il arrive, et déjà, le retour des beaux jours parfume les rues de la ville.

Peut-être vaut-il mieux profiter de sa présence. Peut-être ne l'apprécie-t-on qu'en se gorgeant de ses couleurs le temps de son règne.
Peut-être qu'une fois encore il vaut mieux que je me laisse porter aussi.


"It's the heart afraid of breaking that never learns to dance
It's the dream, afraid of waking, that never takes the chance
It's the one who won't be taking, who cannot seem to give
And a soul afraid of dying that never learns to live..."
[Janis Joplin - The rose]
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Current Music: Smile - Charlie Chaplin
 
 
silverwing_miyu
11 February 2011 @ 09:13 pm
Le phénix renaît naturellement de ses cendres. 

L'homme ne peut renaître seul.

A toutes les personnes qui me servent d'appui, je dis merci. 


Ca va. Après tout, c'est la vie. C'est toujours par la fin de quelque chose qu'on commence une nouvelle histoire.
 
 
Current Mood: nostalgicnostalgic
Current Music: I'll be waiting - Lenny Kravitz
 
 
silverwing_miyu
12 January 2011 @ 12:56 am
BONNE ANNEE !!!!!!!!!!

Voilà, tout plein de bonheur et de bonnes choses, et je vous souhaite une bonne rentrée... Meilleure que la mienne !

Non, non, je ne suis pas revenue aux portes de l'enfer, merci (la prépa c'est loin derrière \o/), mais comment dire... Je me sens un peu débordée. Un peu beaucoup passionnément à la folie, même. Mais Miyu warrior, ça va le faire.

Une petite liste ?
Allez, ça faisait longtemps, juste pour le plaisir... 


#1 : J'ai passé des vacances d'enfer, avec des gens tous plus géniaux les uns que les autres qui m'ont gâtée pour Noël... Et leur présence dans ma vie, en soi, c'est déjà un énorme cadeau. Merci.

#2 : Je ne sais pas si c'est l'effet de l'arrivée des cours de bureautique sur le blog, mais je me sens un regain de motivation pour mettre toutes mes ressources en ligne à jour ! Enfin, sauf pour Twitter, parce que j'ai toujours un peu de mal à m'y faire... Mais pour Goodreads, en tout cas, j'ai la pêche !

#3 : J'ai une deadline pour le scénario de court métrage que je suis en train d'écrire. En fait, du coup, ça me remotive totalement !

#4 : J'ai eu une putain d'idée pour une de mes histoires... Mais ça c'est une surprise, parce que je ne suis pas très sûre que ce soit vraiment réalisable...

#5 : Je ne sais pas comment, mais je vais assurer aux... cinq prochains contrôles. Si, pour de vrai ! *pan*

#6 : J'aimerais bien ne plus être malade. je l'étais avant les vacances, je le suis maintenant... C'est pas drôle, là -___-'

#7 : J'aimerais aussi beaucoup arrêter de faire des cauchemars. Non, parce que un coup le beau-père à l'hôpital, un coup l'attentat dans l'immeuble, un coup une histoire bizarroïde traumatisante... D'habitude je suis assez lucide pour savoir quand je rêve, mais en ce moment, je me réveille toujours en me demandant si je (ou quelqu'un d'autre) suis toujours vivante, si mon immeuble tient toujours debout, quel jour on est et si j'ai bien hiberné pendant trois jours en loupant tout mes contrôles comme c'était le cas dans mon rêve... ARGH è_é

#8 : Il faut que je lise plus ! Là, c'est une catastrophe, ça fait presque deux mois que j'ai commencé Vladimir Roubaïev, il serait temps que je termine, pour de vrai ! D'ailleurs, au passage, si quelqu'un voulait bien confirmer que La Société du spectacle (sociologie) c'est bien incompréhensible, ça me rassurerait -___-

#9 : et dire qu'une de mes résolutions pour 2011 était de ne plus stresser pour un rien -__-

#10 : le meilleur pour la fin !
Il y a du new sur le myspace de Silverwings !
N'hésitez pas à aller lire mes articles de blogs (surtout que c'est un peu tout ce qu'il y a pour l'instant... mais ça devrait changer sous peu ^.^)
N'hésitez pas à nous ajouter dans vos amis ou à laisser vos commentaires, qui sont les bienvenus ! (tant que ça reste constructif, bien sûr)
 

Voilà, comme vous pouvez le constater, je suis de retour, et après une première semaine à plat, je me sens de nouveau moi-même, et ça fait du bien ^^

Une excellente année, encore une fois, avec tout le bonheur qui l'accompagne !


 
Xo
S. Miyu

PS : si vous aimez Stephen King, je vous conseille vivement cette série américaine toute neuve : Haven. C'est vraiment du tonnerre. Si vous êtes plus dans le policier, il y a aussi Sherlock, qui est une adaptation moderne particulièrement excellente des aventures du célèbre détectives de Sir A. Conan Doyle !



"I want you to know,
With everything I won't let this go
These words are my heart and soul.
I'll hold on to this moment, you know,
As I bleed my heart out to show,
And I won't let go"


[With me - Sum 41]
 
 
Current Mood: creativecreative
Current Music: With me - Sum 41
 
 
silverwing_miyu
15 December 2010 @ 09:02 pm
Juste le piano dans ma tête. Juste le son qui résonne sur les murs.

Juste moi, à la fenêtre.

Juste moi, qui regarde briller la Tour Eiffel. Juste moi, et mes rêves, sous le ciel noir.

Juste moi, et mes sentiments qui ne regardent personne. Juste moi, moi, et moi. Et la musique.

Juste moi, parce que je sens que j'ai envie, mais que je ne sais pas de quoi. Parce que je me souviens que j'attends, mais je ne sais plus quoi. Ou qui. Ou pourquoi.

Juste moi, parce que je me sens lasse. Laissée. Ou bien peut-être que c'est moi. C'est moi qui lasse et laisse. C'est moi, et c'est ce vide qui me ronge de l'intérieur.

Ne me laissez pas me perdre. Ne me laissez pas me perdre dans les méandres de ce vide là. Il me fait peur. Il me dévore.

Juste moi, et une chanson qui se termine. Tout se termine toujours.

Et la Tour Eiffel, elle brille.

Et juste moi. Qui regarde dehors. Qui regarde mes rêves s'oublier.

Plus de rêves, et plus de cauchemars. Plus rien. Juste le vide. Juste ce trou béant dans mon âme.

Ne me laissez pas oublier. Ne me laissez pas oublier que je vous aime.


Juste moi. Parce que dehors, il fait déjà froid. Parce que ce n'est ni vraiment de la peine, ni vraiment de la joie. Ni de la mélancolie, ni de l'attendrissement.

C'est juste le vide qui grandit en moi. Il imbibe mes pensées. Il les parasite. Il les annihile, il les fait taire.



"Just let us start it over again..."



Juste moi. Et la Tour Eiffel, qui a fini de cligner des yeux.

Juste moi.

Moi.

Et le silence.





Je crois que j'ai besoin d'aller dormir.

PS : la chanson est de Muse... Cf ci-dessous.
 
 
Current Location: Devant la fenêtre.
Current Music: Muse - Exogenesis Symphony part 3 (Redemption)
 
 
silverwing_miyu

Il est beau, le monde.

 

Qu’est-ce qui lui reste encore ? C’est une femme en guenilles, bien trop maquillée, qui vacille sur ses talons aiguilles et sur ses principes…

 

La paix…

 

Parlons-en de la paix. On nous parle de paix et de bien-être quand on passe son temps à être en guerre contre soi-même. On nous parle de tolérance et d’humanité quand on passe son temps à mentir et à manipuler le monde selon son bon plaisir. On nous parle de paix quand on se demande si l’avion arrivera à son point d’arrivée sans exploser. On nous parle de paix quand certains se battent, tuent et corrompent pour vivre.

 

La vie…

 

Parlons-en de la vie. On nous parle de Mars pour mieux oublier la Terre. On nous parle de rouge pour oublier que c’est notre eau qui se tache de sang, un peu plus chaque jour. On nous parle de sang pour mieux faire oublier à quel point ça fait mal quand il se met à couler. On nous parle de vie, pour mieux nous faire comprendre que demain viendra aussi. Qui a oublié que c’est la mort qui plane sur chaque jour qui passe ? On nous parle de vie, à l’heure où les machines n’ont plus besoin de nous pour se débrouiller. On nous parle de vie, on nous parle d’amour, et pourtant, on a oublié ce que c’était.

 

L’amour…

 

Parlons-en, de l’amour. L’amour de son prochain, ou l’amour de soi-même ? Comme si c’était un ultimatum. Comme si on pouvait décider. L’amour ou la haine ? Comme s’il n’y avait que deux options à choisir. Tout, tout, tout est toujours entre deux. Le bien, le mal. Le beau, le laid. Le bonheur, la misère. Tout est blanc. Tout est noir. On dirait qu’on a oublié à quel point tout pouvait être gris.

 

Je ne cherche ni le blanc, ni le noir. J’en ai assez, des cases prescrites et de toute cette bichromie. Je veux du bleu, du rose, du vert, toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, les mélanger, les verser sur nos âmes, les regarder fleurir. Je voudrais semer de l’espoir, et un peu de rêve.

 

L’espoir.

 

Ne parlons pas d’espoir. Il n’y a rien à dire. Je ne sais pas s’il y en a. Je ne sais pas, et je ne suis pas sûre de vouloir le savoir.

 

Je veux croire que je vivrai. Je veux croire que j’ai une chance. Je ne veux ni blanc, ni noir, juste donner tout ce que j’ai, et que quelqu’un m’entende.

 

Je veux partager ma vie avec tous ceux que j’aime, vendre autant d’actions de moi-même, mais les vendre gratuitement, à taux zéro. Je n’ai pas grand-chose à apporter à qui que ce soit. Juste moi, mes lubies, toutes ces choses auxquelles je crois. Mes illusions, et un peu de folie. Folie d’un rêve. Je ne veux pas qu’on m’oublie.
 


"
Il est loin maintenant, le glorieux temps, messire,
Des Indes et de l'empire, le temps béni de grand-maman,
Le monde s'en fait l'écho, la patrie se délite
Le pacte, les élites, mais que fait le gouvernement ?

Deux pas de deux en entrechats,
En attendant la relance
Boniments et langues de bois,
Qu'importe tant que ça se danse,

Deux pas de deux en entrechats,
En attendant la relance
"Clotaire" sur jambe de bois,
Qu'importe tant que ça se danse

Complaisance, mauvaise foi,
En attendant la relance
En attendant la relance"

[Tété - La relance]



See you somehow
Miyu ♠

 
 
Current Location: Somewhere on the planet
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Current Music: La relance - Tété
 
 
silverwing_miyu
07 December 2010 @ 05:21 pm

Après tout, Paris en blanc, c’est pas si mal.

 

Ca change des bâtiments gris, et du quotidien gris. Des rues souillées de pollution et d’autres choses. Des âmes grises qui errent machinalement entre les coupe-gorges des grands boulevards, ces géants qui nous écrasent de leur stature. Un peu de pureté, un peu de magie, dans ce monde de brutes.

 

Après tout, Paris dans le brouillard, c’est pas si mal.

 

Paris adouci, Paris somnolant dans son manteau vaporeux. Paris qui soupire et qui prend sa pause. La Tour Eiffel qui disparait de la fenêtre… Juste soi, dans une bulle blanche. Et le froid, qui nous saisit, qui nous tenaille, qui nous serre les entrailles. Qui nous rappelle quel effet ça fait d’être vivant.

 

Et puis parfois, un rayon de soleil. Qui sourie et qui éclaire les lambeaux de cape. Qui fait scintiller les restes de flocons, derniers rescapés d’une matinée givrée. Qui nous réveille, nous caresse le visage avec gentillesse. Nous dit que l’hiver finira, que le printemps suivra, que le sourire attend de revenir, qu’il se terre mais qu’il est toujours là. Il attend son heure pour refleurir dans les cœurs.

 

Après tout, Paris, l’hiver, c’est pas si mal.




PS : oui, mais la neige fondue sur les bandes blanches, ça fait patinoire T_T 

Note pour moi-même : L'hiver, des chaussures plates, c'est mieux U_U"


"If the night gets dark and cold
I will warm you with my kisses
Let me hold you in my arms again
And vow to stay with me through the snow"

[Yuki Kajiura - Winter]


See you in spring, it's time for me to hibernate.

ZZzzzzzzZZZ...
Miyu


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Current Mood: indescribableindescribable
Current Music: Lullaby - Yuki Kajiura
 
 
silverwing_miyu
11 October 2010 @ 09:47 pm
Hey.

Une fois de plus, ça fait un bout de temps…
Je n’aurai que ceci à me dire pour ma défense : ma rentrée fut plus ou moins mouvementée O____o’

Bon, au moins j’ai l’impression que j’ai trouvé à peu près ce que je voulais.

Et si je faisais les dix remarques du jour ? =D


1. Il faut du courage pour atteindre ses rêves. J’ose espérer que j’en aurai assez pour tenir jusqu’au bout…

2. Theory of a Dead man <3

3. Il suffit d’identifier clairement la source des problèmes pour les régler… Ce n’est pas si difficile après tout… Un peu plus de courage, un peu moins de stress inutile, et on y arrive.

4. J’a-dore l’éco. Vraiment. En fait, c’est surtout le prof qui est génial ! Un peu le prophète de l’année dernière, en plus… électrique ? =D

5. Manque de temps et d’inspi pour écrire…

6. Manque de temps pour lire…

7. Manque de temps pour le cosplay…

8. Yanou, Toto… Merci… Je ne pensais pas que je serais capable de rechanter un jour…

9. Toi, toujours merci d’être là. De me supporter. De me faire vivre.

10. A tous ceux qui me manquent cruellement chaque jour où je ne les vois pas : JE VOUS AIME <3


Et le mot de la fin… Qui a envie de lire des histoires ? Parce que j’ai surtout la motiv pour écrire de petites nouvelles là.

"Mais moi mon amour, j'ai oublié
Depuis trop longtemps qu'il fallait aimer
Et je ne me souviens pas vraiment
De ces sentiments..."
[Silverwings' original <3 Oh yeah <3]




XoXo

Miyu

[et en plus, paraît-il que je n'ai qu'une heure et demie de cours demain =D]
 
 
Current Mood: cheerfulcheerful
Current Music: "Wait for me" - Theory of a Dead man